AUTOEDITION Romans

« La déchéance numérique » Franswa

« Si je voulais retrouver la chair des femmes, il me fallait abandonner la matière du numérique. Le grain de peau contre le pixel. Ma semaine à Brides n’était que le début de cette longue entreprise »


Je tiens à remercier l’auteur de m’avoir confié sa déchéance numérique et ne m’avoir fait confiance. Franswa signe ici son second roman, le premier, « Le Monde de Kopano », écrit entre Paris et Le Cap, a été finaliste du concours Kobo/FNAC « Nos Lecteurs Ont Du Talent ».

Quel week-end ! Après avoir visionné les épisodes de la superbe série britannique « Black Mirror » que je chroniquerai bientôt, me revoilà encore plongée dans la technologie négative avec « La déchéance numérique » de Franswa. Et oui, comme le jeune Arthur, je me pose un certain nombre de questions sur la technologie surtout lorsqu’elle finit par être perçue par l’individu comme une drogue.

 

« Je fus naïf et, aujourd’hui, je situe précisément cet instant comme le commencement de ma déchéance numérique. Je croyais que l’ordinateur avait été inventé pour être une annexe de soi-même, une chambre de son cerveau, un périphérique d’une mémoire et d’une puissance de calcul colossales. Le clavier était le prolongement de mes doigts comme la raquette l’est pour les joueurs de tennis. Sauf que quand je décide de lifter une balle, bordel je la lifte. Or là, je voulais simplement me connecter au serveur distant… mais on me le refusait ».

 

Responsable stratégie et développement logiciel pour la défense, ce jeune homme brillant a gravi les échelons rapidement pour atteindre le 16e étage d’une des tours de la Défense. Et pourtant, un jour, un problème de connections va lui faire péter un câble et balance son portable dans les airs et manque au passage d’atteindre la figure d’un collègue. Mais qu’arrive-t-il donc à Arthur, lui le cadre modèle, imperturbable, compétiteur de haut niveau, celui qu’on surnomme le tueur dans sa discipline ? Les gestes irrationnels continuent et c’est le renvoi sans indemnités forcément puisque faute grave, impardonnable pour un cadre. Mais, les ennuis ne s’arrêtent pas là. Son couple bat de l’aile. Y aurait-il erreur de casting avec la jolie Julia ? Alors, sur les conseils de maman, Arthur va consulter un psychologue plutôt sympathique à la voix chantante qui lui prescrit une cure numérique au vert.

 

Voilà un roman bien écrit, agréable à lire, beaucoup d’humour chez ce personnage plutôt prétentieux et imbu de sa personne. Des interrogations sur ces nouvelles technologies qui prennent de plus en plus d’importance dans nos vies, sur les conditions de travail, sur le surinvestissement professionnel, sur le burn-out ,mal professionnel du siècle, sur le droit à la déconnexion des cadres d’entreprise, sur les dangers du numérique qui envahit nos vies et nous éloigne de la vraie vie et des valeurs. Et oui car l’abus de technologie est dangereux pour la santé mentale de nos sociétés, qu’on se le dise! Lisez donc « la déchéance numérique » de ce pauvre Arthur, c’est sans danger et surtout cela fait du bien ! J’oublais, juste une petite critique, la couverture, pas terrible.

 

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2 comments on “« La déchéance numérique » Franswa

  1. Exact pour la couverture !

    Aimé par 1 personne

  2. Intéressante suggestion Cat! Merci!

    Aimé par 1 personne

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