CHALLENGE Challenge Jack London Romans

« Le cabaret de la dernière chance » Jack London… Mon challenge se poursuit…

Le cabaret de la dernière chance,
c’est le bar de Johnny Heinold,
situé sur le port d’Oakland,
le lieu favori du jeune Jack London.

« Le bar était un endroit merveilleux,
et quelque chose de mieux encore »

John Barleycorn -

Ce livre est l’autobiographie d’alcoolique de Jack London, son carnet de bord. Ce n’est pas un secret, Jack London a bu très tôt, régulièrement dès l’âge de quatorze ans alors qu’il était matelot et fréquentait les pilleurs d’huîtres. C’est à leur contact que s’est développé son aptitude à boire. Et puis, tout le monde sait que la vie de marin conduit inévitablement à John Barleycorn. Mais qui est ce John Barleycorn ? C’est le whisky, l’alter ego de London, son frère jumeau, celui qui le fascine et lui fout la trouille.

 

Les bars, les cabarets le fascinent très tôt, une atmosphère de grandeur s’en dégage, c’est terriblement merveilleux comme l’écrit London et puis on fait des rencontres, on croise parfois du beau monde, des avocats, des reporters, des rédacteurs, des juges. Il délie les langues John et fait dégoiser les pensées les plus secrètes. On devient un homme, un dieu presque, on est invisible.

 

« Malgré cela, l’occasion devait me ramener vers John Barleycorn, m’y ramener sans cesse, jusqu’à ce qu’après de longues années l’heure vînt où je le chercherais dans tous les lieux fréquentés par les hommes – je le chercherais et le saluerais joyeusement comme un bienfaiteur et un ami, en même temps que je le détesterais et le haïrais de toute mon âme. Oui, c’est un étrange ami, ce John Barleycorn! »

 

Et puis, l’alcool fait oublier le dur labeur du quotidien. L’alcool est aussi un devoir social et un rite essentiel de la virilité. London aura des périodes de sobriété où il écrira et puis il partira à la recherche de John Barleycorn dans tous les lieux que les hommes fréquentent. On suit le jeune London dans ses virées nocturnes, ses virées alcooliques, ses périodes de sobriété, ses rechutes, ses rencontres. John Barleycorn, à ses côtés, il déborde de courage, de fougue, de culot aussi. Et pourtant, il ne cesse de dire que l’alcool lui inspire du dégoût.

 

« Partout où les hommes menaient une existence libre et large, ils buvaient. Le romanesque et l’aventure semblaient toujours descendre la rue bras dessus, bras dessous avec John Barleycorn »

 

Les années ont passé, London a des succès littéraires, de l’argent et il continue de boire en société, il est dépressif et pense au suicide. Comme Martin Eden son personnage de fiction, il n’a que faire du succès et de la célébrité. Puis l’amour, le socialisme le sauveront un temps. La suite, on la connaît, l’alcool et la maladie auront raison de l’auteur qui meurt à 40 ans le 22 novembre 1916. On a parlé de suicide et on ne peut que faire un parallèle avec le suicide de Martin Eden.

 

Je garde un vif souvenir de Martin Eden et Le cabaret de la dernière chance est un peu long à mon goût car les scènes de beuveries reviennent en boucle, il avance toujours les mêmes arguments pour affirmer qu’il est plus fort que John Barleycorn, il met en avant sa constitution robuste, son intelligence, la maîtrise de la situation mais c’est un leure bien sûr. A lire car c’est une oeuvre autobiographique, un passage obligé pour qui s’intéresse à la vie de Jack London..

 

La lecture de ce roman est faite en partenariat avec les éditions Libretto qui mettent à l’honneur dans leur catalogue une quarantaine de romans de l’auteur. La prochaine fois, je chroniquerai, La Petite Dame dans la Grande Maison, une lecture qui m’a été proposée par le service presse des éditions Libretto.

 

« Le cabaret de la dernière chance » éditions Libretto

 

La Petite Dame dans la Grande Maison -

La Petite Dame dans la Grande Maison

Jack London
Traduit par Louis Postif
Langue d’origine : Anglais (États-Unis)

Préface de Linda Lê.

L’Amérique bien-pensante de 1916 hurla au scandale quand London publiaLa Petite Dame dans la Grande Maison : évocation d’un amour libéré des entraves ordinaires (un ménage à trois), mais surtout, entre les lignes, véritable manifeste en faveur du libre choix amoureux que la société si longtemps refusa à la femme. Un London étrangement féministe. Une histoire à la fois violente et touchante, qui n’est pas sans annoncer celle de Jules et Jim.

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10 comments on “« Le cabaret de la dernière chance » Jack London… Mon challenge se poursuit…

  1. « c’est terriblement merveilleux » c’est exactement ça !

    Aimé par 1 personne

  2. Il faut que je lise cet auteur merci de tes avis =)

    Aimé par 1 personne

  3. Ping : “Le cabaret de la dernière chance” Jack London… Mon challenge se poursuit… — Chroniques Aiguës | Le Bien-Etre au bout des Doigts

  4. j’ai écouté sur France Culture toute une série d’émissions sur Jack. Un des liens de l’émission en complément de ta chronique :
    https://www.franceculture.fr/emissions/la-compagnie-des-auteurs/jack-london-24-martin-eden-double-de-jack-london

    Aimé par 1 personne

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