Nouvelles

« Bontés Violentes »Sylvie Arditi

Je lis très peu de nouvelles en général car je déplore le fait de ne pas avoir le temps de m’attacher aux personnages, de passer trop rapidement d’une nouvelle à l’autre, d’un univers à l’autre, d’un sujet à l’autre, cela me déstabilise et pourtant je reconnais que l’écriture d’une nouvelle est un exercice difficile de part sa brièveté, son exigence et il faut surprendre le lecteur en peu de mots, ce n’est pas aisé cette affaire là…


ET POURTANT, j’ai dévoré les Bontés Violentes de Sylvie Arditi. D’abord, lorsque j’ai reçu le roman à la maison, j’ai pu apprécier le produit, chouette couverture suggestive, qualité du papier… La lecture est fluide, bonne accroche et toutes ces courtes histoires ont une thématique commune qui m’interpelle : des gens aimants veulent votre bien et pourtant sans le vouloir ils font votre malheur, leur malheur. Où tracer la frontière entre bonté et cruauté ?

Très bien mené, cinq nouvelles dont la chute est terrible et révélatrice.

Une fille aimante, part quelques temps, s’occuper de sa mère restée au pays et confond soin, propreté et amour et priorités. Très fréquent d’ailleurs ce genre de comportement chez les espagnoles, d’une autre époque peut-être, j’ai eu la même à la maison, un long temps, jusqu’à ce que je prenne un envol bien mérité, ma mère Dolores.
La seconde nouvelle met en scène Tara qui aime son homme musicien autodidacte et lui a organisé une surprise empoisonnée, le genre de surprise qu’il ne faut jamais faire à un musicien sans préparation préalable et sans son consentement malheureuse! Moi qui suis chanteuse je tremblais pour le pauvre Cyrille. Quelle maladresse! Un cauchemar, je frissonne encore…
Et puis le sacrifice humanitaire de cet artiste, en valait-il la peine ? Non.
L’amitié est une chose sacrée mais l’investissement de Maryse pour sauver son couple d’amis et faire le bonheur de son inséparable et meilleure amie, était bien trop dangereux. Et comme disait Montaigne « La plus heureuse occupation pour chacun est de s’occuper de ses propres affaires »
Henke est un père aimant, inquiet pour sa fille mais pourquoi forcer le destin ? Grave erreur car il faut attendre tel qu’il est prévu.

J’ai passé un agréable moment de lecture et je remercie les Editions Trois Rouges de m’avoir fait confiance et de m’avoir réconciliée avec les nouvelles. Bontés Violentes, une lecture que je conseille vivement. C’est sans danger !

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3 comments on “« Bontés Violentes »Sylvie Arditi

  1. Moi aussi « Je lis très peu de nouvelles en général car je déplore le fait de ne pas avoir le temps de m’attacher aux personnages, » alors que plus jeune j’aimais beaucoup…

    Aimé par 1 personne

  2. Ping : “Bontés Violentes”Sylvie Arditi — Chroniques Aiguës | Le Bien-Etre au bout des Doigts

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