AUTOEDITION Thriller

« Le 13e Cantique »Frédéric Clémentz

« Le pardon libère l’âme, il fait disparaître la peur. C’est pourquoi le pardon est une arme si puissante » Nelson Mandela

Depuis deux mois, Maria et Lone sont enfermées dans cet étrange PN1. Que font-elles là ? Pourquoi sont-elles isolées ? La seule chose qu’elles savent c’est qu’elles vont devoir se préparer à cet événement crucial, cet examen de passage dont elles ne connaissent pas le contenu mais qui va être décisif pour elles. Et cette mystérieuse porte H dont on parle tant, qu’y a-t-il derrière ? Dans 24 heures, elles seront enfin fixées sur leur sort.
Dans son second roman Frédéric Clémentz aborde encore des sujets difficiles : la violence conjugale, le harcèlement psychologique, la cruauté mentale, les abus sexuels, le suicide, la mort sous les coups, les enfants nés d’un viol, la violence familiale héréditaire ou génétique, la maltraitance et ses conséquences, comment se construire en ayant subi des violences répétées, la culpabilité et remise en question des victimes, la négation de soi, le pardon. Il y a aussi des lettres dans ses romans. L’écriture un exutoire. Des lettres qu’on adresse à son bourreau, des lettres qui ne sont pas destinées à être lues mais qui libèrent. La force des mots…

 

« Je ne pleure plus. Mes pages ont été mes kleenex, mes avaleurs de morve, mes éponges à colère. Elles sont là, sous mes yeux, humides et gorgés de mots libres qui sauvent de la vessie hurlante, de la honte, du silence comme une gangrène du tremblement qui éteint. Je les embrasse mes petites pages chéries, je les serre contre mon coeur, je les renifle et me lave de leur odeur. L’odeur douce et légère des choses dites, droites dans leurs bottes »

 

Encore un univers sombre, plus sombre encore que son Serment du passeur mais toujours des êtres meurtris dans leur chair. Il faut croire que Frédéric Clémentz aime déranger et bousculer le lecteur et c’est bien, moi cela ne me dérange aucunement. Son écriture est droite, directe, crue pour décrire horreur et l’insoutenable et touchante, et belle quand elle parle d’amour. Il y a aussi du fantastique et une chute qui m’a surprise. Une curieuse thématique que le pardon véritable, celui qui fait disparaître la souffrance, qui transforme, qui nous fait aimer tous ceux qui nous ont blessé. Je ne pense pas être sage car le pardon m’est inconcevable. Et d’ailleurs est-ce faire preuve de sagesse que d’accorder son pardon à ceux qui vous ont offensé, humilié, abusé, à ceux qui ont aussi tué ? Je ne sais pas…
Merci à Frédéric Clémentz de m’avoir envoyé son 13e Cantique. Je l’ai dévoré et je l’ai apprécié. A lire donc, c’est sans danger!

 

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3 comments on “« Le 13e Cantique »Frédéric Clémentz

  1. Merci pour ce billet Cat !

    Aimé par 1 personne

  2. Ta concision dans la présentation des livres qui te touchent va droit au coeur.

    Aimé par 1 personne

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