CHALLENGE Challenge Jack London Romans

« La Petite Dame dans la Grande Maison » Jack London

La Petite Dame qui vit dans la Grande Maison aime deux hommes. L’un des deux est son époux depuis douze ans, l’autre est une récente connaissance. La situation est inextricable et confuse. Ces deux hommes lui demandent de faire un choix. En est-elle capable ?
Je tiens à remercier les éditions Libretto de m’avoir envoyé « la petite dame dans la grande maison », un de ces derniers romans. Voilà un livre qui fit scandale à l’époque (1916) car London y aborde l’amour libre, la liberté d’aimer, le droit de choisir et chose rare, c’est un droit que l’on accorde, dans le cas présent, à une femme. London se positionne en féministe, en avant-gardiste et bouscule encore une fois la bonne bourgeoisie américaine.

La grande héroïne de ce roman est la Grande Maison…

La grande héroïne de ce roman est la grande maison, sorte de caravansérail qui ne désemplit jamais ou rarement et où s’y déroule repas copieux, discussions diverses, riches, variées et animées, rires nombreux, musique et promenades à cheval. De longs paragraphes lui sont consacrés. L’autre grosse partie est axée sur Dick Forrest, le maître de la Grande Maison, un homme généreux et immoral qui entretient ses connaissances à vie et aime son épouse. C’est un homme riche qui a réussi dans l’agriculture et l’élevage. Riche héritier et orphelin à treize ans, il a couru le monde très jeune sans l’autorisation de ses tuteurs, il a travaillé durement, pris la route, le train, la mer, on retrouve là un peu de Jack London comme souvent dans ses romans. Paula l’épouse est une femme charmante, une hôtesse agréable et tous les invités en pincent pour elle. Son époux l’aime et l’appelle sa dame-garçon, sa petite lune hautaine. L’harmonie qui règne dans la Grande Maison va soudain se briser avec l’arrivée d’Evan Graham, une connaissance de Dick. Entre Paula et lui, c’est le coup de foudre.

Il est donc question d’amour libre…

Ce roman ne pouvait que faire scandale à une époque où la femme était surtout considérée comme une mère et la compagne de l’homme. Petite parenthèse, les choses n’ont pas beaucoup changé dans certains esprits et le chemin est encore long.

« Avant tout, c’est une femelle. Toutes proportions gardées, nos femelles humaines sont avant tout des amantes et des mères. Aucune sanction biologique ne justifie les criailleries des femmes actuelles qui réclament le droit de vote et une carrière »

« La femme reste toujours la femme, à jamais, éternellement. Tant que nos fillettes ne cesseront pas de jouer à la poupée et de regarder dans les glaces si elles sont jolies, la femme demeurera ce qu’elle a toujours été, la mère, d’abord, et ensuite la compagne de l’homme ».

London prône donc l’amour libre. Oui, mais chose curieuse, il attribue cette qualité à l’homme supérieur, une notion qui revient à trois reprises dans ce roman. Il évoque encore cet homme supérieur en parlant de race lors d’une discussion entre Dick et un invité. Il me faudra puiser à l’avenir dans cette direction, car les propos « racistes » de cet auteur socialiste-révolutionnaire me surprennent. Je pense que London se considérait comme un être supérieur. Parlerait-il de l’homme blanc ? Je pousserai mes recherches à l’avenir dans ce sens et vous tiendrez informés.

« – Vous prônez l’amour lire alors ?
– Je ne puis répondre que par un truisme, répliqua Dick. Il ne saurait y avoir d’amour sans liberté. N’oubliez pas que je me place au point de vue des natures supérieures. Et ce point de vue éclaire ma réponse à votre question, Dar. La grande majorité des individus doit être maintenue dans la légalité et au travail par l’institution de la monogamie ou toute autre espèce de mariage rigoureux. La plupart ne sont pas prêts pour l’union libre. La liberté de l’amour, pour eux, équivaudrait à un permis de promiscuité ! »

Consentement à l’amour libre certes mais choix difficile pour l’époux malheureux, spectateur de cet amour naissant, déchirure pour l’épouse qui aime ces deux hommes et le choix est d’autant plus difficile qu’elle connaît, aime et admire l’homme merveilleux et aimant qu’elle a épousé et enfin un amant qui respecte l’époux et laisse la femme choisir. Une fin tragique qui résout le problème. Peut-être… Ce n’est pas le meilleur des romans de London que j’ai lu pour le moment, mais il nous permet de découvrir une nouvelle facette de l’auteur donc, il faut le lire ! Quant à moi, je poursuis mon challenge et envisage de lire Sur le ring et Avant Adam.

A bientôt donc!

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13 comments on “« La Petite Dame dans la Grande Maison » Jack London

  1. A bientôt, à bientôt…

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  2. Waouh, quel sujet pour un livre publié en 1916 ! Je note précieusement

    Aimé par 2 people

  3. Merci Cat! Ton billet me donne bien envie de lire du Jack London…Je note! Encore!

    Aimé par 1 personne

  4. Cool de découvrir et redécouvrir

    Aimé par 1 personne

  5. J’aime beaucoup la couverture et je ne connaissais pas. Merci pour la découverte Cat !

    Aimé par 1 personne

  6. Bravo pour cette belle et régulière avancée dans le challenge !

    Aimé par 1 personne

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