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« Happy Valley », encore un bijou de série policière « à l’anglaise »

« Happy Valley »(BBC-2014), la petite vallée certes mais la bourgade dans laquelle se situe cette passionnante série est loin d’être tranquille : violence, chômage, alcool, cas sociaux, recel, pauvreté, corruption, drogue, trafic de drogue et d’êtres humains et un kidnapping qui tourne mal. Catherine Cawood (Sarah Lancashire) est chargée de l’affaire. Femme flic attachante, femme de caractère qui vit avec une soeur ancienne alcoolique et toxicomane sur qui elle veille et son petit fils âgé de 9 ans, un gosse pas facile et perturbé, dont la mère, la fille de Catherine est morte six semaines après la naissance de l’enfant. Violée, elle n’a pas supporté et s’est suicidée. Catherine a décidé d’élever son petit fils, du coup son mari est parti, son fils ne lui parle plus. Pas facile.

Un kidnapping qui va dégénéré, une idée folle d’un petit comptable qui s’est vu refuser une augmentation et qui pour se venger décide d’enlever la fille du patron. Il fait appel à des malfrats du village dont l’un d’entre eux est le père biologique du petit-fils de Catherine, un type dangereux, violent et manipulateur qui vient de sortir de prison.

Les anglais font toujours fort et excellent, après « Broadchurch » que j’ai adoré, encore un rôle de femme flic, des femmes simples, la bonne quarantaine, attachante et courageuse. Catherine Cawood est une femme qui s’implique émotionnellement et est toujours à l’écoute des victimes. On tombe facilement sous son charme et son charisme, elle n’est pas canon mais possède un capital sympathie important, ne manque pas d’humour et c’est une grande gueule, qui sait encaisser les coups mais les rendre aussi. Sa famille est aussi attachante, sa soeur paumée lorsque l’aînée n’est pas là, elle n’est pas encore autonome, elle aussi est attachante, douce et fragile. Le gosse qui démarre plutôt mal dans la vie, orphelin de mère qui s’est suicidée après sa naissance. Il a des problèmes de concentration, et des accès de violence. Pourvu qu’il ne ressemble pas à son psychopathe de géniteur Kevin Weatherill que Catherine n’a de cesse de poursuive qui resurgit dans cette sombre affaire de kidnapping qui tourne au cauchemar. Autre personnage qui devient intéressant et va prendre de la place au fur et à mesure, c’est l’otage Ann, excellent rôle.

En regardant « Happy Valley », on ne peut que penser à la pauvreté en Angleterre, aux inégalités croissantes et au mépris des autorités pour la classe ouvrière et comment ne pas faire le parallèle avec certaines affaires d’agressions sexuelles dont des jeunes femmes de conditions ouvrières sont victimes, dans le Yorkshire, à Rotherham… Le scénario est excellent, du rythme, du suspense, une intrigue bien ficelée, excellent casting. Deux saisons, douze épisodes proposés par Netflix, la série a déjà été diffusée sur Canal . J’attends la saison 3 avec grande impatience!

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3 comments on “« Happy Valley », encore un bijou de série policière « à l’anglaise »

  1. Je suis totalement d’accord avec toi. J’ai beaucoup aimé les 2 saisons moi aussi. Es-tu sûre qu’il y aura une 3e ? J’avais cru comprendre que cela n’avait déjà pas été si simple de convaincre les acteurs pour une seconde…

    Aimé par 1 personne

  2. Ah je vais regarder, je suis en période polar en ce moment

    Aimé par 1 personne

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