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« Les cahiers de Justo García » Andrés Trapiello

On était des milliers, des dizaines de milliers, des centaines de milliers. Miliciens, civils, femmes, enfants, vieillards, gens du peuple, mais aussi des gens cultivés, des intellectuels, des savants, des médecins, des ingénieurs… Tous mélangés, n’osant même pas nous regarder dans les yeux, de peur d’y trouver le reflet de notre propre désastre. (…) Qu’est-ce qui nous avait pris de poser les armes ? Tout le monde se le demandait. Je crois que ce qui nous décourageait le plus, c’était de reconnaître notre erreur : on n’aurait jamis dû passer en France. C’à été l’humiliation dont nous ne nous sommes pas relevés »

En 1998, Andres Trapiello se rend à la Fondation Pablo Iglesias à Madrid, un lieu qui contient toutes les archives du socialisme espagnol, afin de trouver des renseignements sur le paquebot le Sinaïa qui transporta des milliers de réfugiés espagnols à destination du Mexique. Et, là, il tombe sur les deux cahiers de Justo Garcia, un jeune madrilène âgé de vingt deux ans en 1939, ancien milicien dans l’armée républicaine et réfugié au Mexique jusqu’à sa mort en 1976. Un homme qui s’est livré au douloureux exercice de la mémoire, un document unique et extraordinaire.

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4 comments on “« Les cahiers de Justo García » Andrés Trapiello

  1. Encore une trace du passé à ne pas effacer !

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  2. J’aime beaucoup t’entendre Cat… Bon choix…

    Aimé par 1 personne

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